La Créatrice..

La Créatrice..

Elle s'appelle Laura. Depuis plus de 17 ans deja.
Une petite tete blonde.
I
l parait qu'elle est geniale. Il parait.
c'est quelqu'un de libre, d'insaisissable et quelque peu caracteriel.
Tres tete en l'air et tres maladroite.
Elle rit. Souvent. Elle pleure. Rarement. Elle ecrit. Elle compose.
Et elle ne sait pas qui elle est.
C'est tout ce que differencie Laura d'une autre.

# Posté le mardi 26 mai 2009 15:11

Modifié le lundi 31 août 2009 14:15

Bienvenue

Plût au ciel que le lecteur, enhardi et devenu
momen
tanément féroce comme ce qu'il lit, trouve, sans se
désorienter, son
chemin abrupt et sauvage, à travers les
marécages
désolés de ces pages sombres et pleines de poison;
car, à moins qu'il n'apporte dans sa lecture une logique
rigoureuse
et une tension d'esprit égale au moins à sa
défianc
e, les émanations mortelles de ce livre imbiberont
son âme comme l'eau le sucre. Il n'est pas bon que tout le
monde lis
e les pages qui vont suivre ; quelques-uns seuls
sa
voureront ce fruit amer sans danger. Par conséquent, âme
timide
, avant de pénétrer plus loin dans de pareilles landes
inexplorées, dirige tes talons en arrière et non en avant.
Éco
ute bien ce que je te dis : dirige tes talons en arrière
et
non en avant, comme les yeux d'un fils qui se détourne
res
pectueusement de la contemplation auguste de la face
ma
ternelle; ou, plutôt, comme un angle à perte de vue de
grues frileuses méditant beaucoup, qui, pendant l'hiver,
vole
puissamment à travers le silence, toutes voiles
tendues, vers un point déterminé de l'horizon, d'où tout à
cou
p part un vent étrange et fort, précurseur de la tempête.

Lec
teur, c'est peut-être la haine que tu veux que
j'in
voque dans le commencement de cet ouvrage! Qui te dit
q
ue tu n'en renifleras pas, baigné dans d'innombrables
vo
luptés, tant que tu voudras, avec tes narines
orgu
eilleuses, larges et maigres, en te renversant de
ventre, pareil à un requin, dans l'air beau et noir, comme
si tu
comprenais l'importance de cet acte et l'importance
non moindre de ton appétit légitime, lentement et
majestueusement, les rouges émanations? Je t'assure, elles
jouiront les deux trous informes de ton museau hideux, ô
mo
nstre, si toutefois tu t'appliques auparavant à respirer
tro
is mille fois de suite la conscience maudite de
l'É
ternel! Tes narines, qui seront démesurément dilatées de
con
tentement ineffable, d'extase immobile, ne demanderont
pas quelque chose de meilleur à l'espace, devenu embaumé
com
me de parfums et d'encens; car, elles seront rassasiées
d'u
n bonheur complet, comme les anges qui habitent dans la
magnificence et la paix des agréables cieux.


les
chants de Maldoror Lautréamont

# Posté le samedi 08 novembre 2008 19:00

Le Poète ..

Le Poète ..
Poser mes maux sur le papier ..
Faire en sorte que ces mots soient un exutoire qui soit l'entonnoir où mes peines tourbillonnent.
Une feuille, sous les yeux du poète, blanche mais salie par cette pureté trop éclatante. comme une mer calme cache un océan déchainé.
Deux petites taches minuscules. Ecrite en noir. Le désespoir c'est posé sur cette feuille trop blanche.
Les mots du poète se délient et il pose avec grâce sur ce morceau de parchemin, ces doutes et sa détresse.
Il laisse son vague a l'âme prendre le dessus et livre, à un objet, ce qu'il a de plus cher : son c½ur. Il ouvre son c½ur et le laisse saigner pour mieux se refermer ensuite.
A travers sa plume, caché derrière les mots, il signe son testament, il lègue ici ses rêves au lecteur, avide de connaissance.
Il trace son chemin. Pour que la voie soit à nouveau suivie. Pour que l'Homme retrouve enfin un guide et qu'il suive le sentier de terre tracé par ce destin inéluctable.
Parce que seul le poète voit.
Il est aveugle.
Il regarde au-delà du gouffre sombre et obscur qui attend l'humanité. Apres. Il est ailleurs. Un monde. Un autre monde.
Celui des étoiles.
C'est là, la première fois qu'il a découvert ce besoin irrésistible de sortir une feuille de sa poche. Pour écrire le résumé du gros livre de la vie. Il ne terminera jamais son ½uvre.
Il en a vu passer des Hommes. Et tomber des étoiles. Il est jeune mais déjà, il sent ses genoux faiblir sous le poids de ce qu'il doit accomplir.
Ouvrir les yeux. Pas d'autre solution. Réaliser qu'il est un homme comme un autre. Et qu'il est, lui aussi, une marionnette au main des Dieux. Deus Ex Machina. Une poupée de chiffon dans les bras d'un petite fille capricieuse et gâtée. Qui finira décapitée ou écartelée quand l'enfant aura trouver un autre jouet.
Mais une poupée chanceuse, qui trônera sur un tas d'ordure. Un cadavre qui aura le droit a une sépulture. Grâce à l'½il.
Le poète referme les yeux. Ne plus penser a tout ça. Laisser la réalité de coté. Et écrire son ½uvre. Noircir des pages et des pages de mots, qui légers volent avant de s'imprimer sur le parchemin. Il plonge dans l'irréel ; lui, l'Incompris, a trouvé un autre univers. Celui des vers et des rimes, gouverné par les sentiments.
Musique des mots, chants des strophes.
Sa douleur est un poème qui le berce et le calme.
Le Poète s'endort. Libre

Le 8 juin 08

# Posté le jeudi 19 juin 2008 17:33

Modifié le jeudi 19 juin 2008 17:49

L'oiseau

L'oiseau
L'oiseau a déployé ses immenses ailes,
Il voudrait encore jouer dans les nuages du ciel
Et voler sans cesse, sans cesser de planer
Oublier le temps qui court, Immortalité.

Cette réalité qui l'emprisonne a Terre
L'empêchant de penser que la vie lui est chère;
Entraîné dans un puits sans fond, tombe et se noie,
L'oiseau sait qu'il a échoué mais il se bat.

Il se bat sachant que cela en vaut la peine,
Qu'il n'est heureux que libéré de ses chaînes
Mais attiré au fond du gouffre de la vie,

La colombe a lâché son rameau dans l'abîme,
Elle cesse de se débattre et pousse un dernier cri,
Les yeux fermés, elle n'atteindra jamais les cimes.

Laura Mazet
Mai 2008

# Posté le mardi 01 juillet 2008 06:29

Les larmes du Soleil

Les larmes du Soleil
Pluie. Pluie. Douce mélodie des gouttelettes que fait tomber le ciel qui pleure. Ciel qui étanche sa peine et son désespoir au dessus de nos têtes. Un ciel sombre et impénétrable tel le visage d'un homme, tanné et usé par la vie . Une vie qui ne laisse aucune issue sinon la Mort.
Le Temps, régulier battement de c½ur régule le flux de vie qui s'écoule lentement dans nos veines. Le ciel a loupé un battement et c'est tinté de noir. On l'entend, d'en bas, crier sa colère. Il parait pourtant que là-haut c'est le paradis ..
Paradis. Un coin de bleu dans cet enfer, l'espoir auquel les lâches se raccrochent comme aux cordes d'un pont leur faisant traverser l'abîme. Un abîme que les nuages blancs survolent. Mais où les cumulos-nimbus sombrent. Et se noient dans les flaques d'eau, ultime réceptacle des larmes du ciel qui pleure.
C'est le c½ur de l'immensité qui souffre, le soleil qui s'est caché pour étancher ses larmes.
Soleil et Pluie. Ombre et Lumiere...
Déferlement de lumière irradiant l'univers des Anges.
Sept traits de couleur qui traversent une feuille blanche.
Sept rayons qui réconfortent l'Astre du Jour.
Sept Rubans qui relient la Terre et le Ciel, réceptacles de l'Espoir que porte le Soleil


Laura Mazet
12 juillet 2008
21h19

# Posté le jeudi 24 juillet 2008 14:46

solitude

solitude
Solitude - sentiment de détresse qui ne peut être étouffé quand le temps imparable frappe douloureusement entre les côtes. On se plie, crache du sang, se relève. « On est jamais seul » crie-t-on à la nuit. Mais personne ne nous répond. Juste l'écho qui renvoie nos dernières paroles. Qui nous renvoie la réalité en pleine face. Dure réalité. On affronte pas la solitude. Elle est partout, elle domine et impose sa loi. Un tyran qui nous force à marcher au pas. Semblant d'espoir de se dire que l'on peut courir puis s'envoler vers la liberté.
Mai
s elle nous laisse du leste. Elle laisse les ficelles de nos vies glisser entre ses mains, prends plaisir a les rattraper au dernier moment. Cerf-volant, on n'emprunte pas toujours le bon chemin.
No
tre appel au secours résonne sous la Lune.
Les aut
res sont partis. Depuis longtemps déjà ils se sont enfoncés loin sur la route de la Solitude. Une seule idée nous vient, les retrouver et leur faire arpenter la voie que l'on a choisie, à plusieurs, parce qu'on a besoin d'eux comme ils ont eu besoin de nous. Parce qu'on ne vit que pour eux.
Ils s
e sont trop enfoncés et déjà ils vous ont oublié.
Vivre égoïstement. Mesure qui s'impose peu a peu à l'esprit. Vivre pour soi.
Notion
de liberté.
Sen
sation de puissance.
Illusion.
S
olitude - prison dans laquelle les lâches enferment la douleur pour ne plus souffrir.
Liberté - Voi
e où nous guide le murmure de nos c½urs.
Les batte
ments de nos c½urs se calment. Un morceau d'aurore vient éclairer nos idées noires. Solitude et Liberté se mèlent dans les couleurs du ciel. Ne formant plus qu'un seul mot: Vivre.
Pa
rce que c'est l'Essentiel.
Elle
a choisi son chemin. La petite fille sage grandit et apprend le Monde. Des erreurs elle en a faites. Mais elle sait que son choix est le bon. Aucune hésitation. La voie qu'elle arpente est longue, dure, faite de déception et désespoir. La voie du c½ur.
Pour eux.
Pour lui.
Elle ne
se résout pas à les effacer.
Ass
ise face au lever du jour, comme pour sceller ma promesse, je crie ton nom aux lueurs naissantes de l'Astre du Jour.


laura Mazet
2
8 aout 2008
14h15

# Posté le lundi 13 octobre 2008 13:24

roméo et juliette ...

roméo et juliette ...
juliette:

tu
veux deja partir? le jour n'est pas encore le.
c
tait le rossignol et non l'alouette
q
ui peait ainsi ton oreille craintive.
l
a nuit, il chante la bas sur ce grenadier.
c
rois moi mon amour, c'était le rossignol.

Roméo:

c'était l'alouette la messagere du matin,
et
non le rossignol; vois quelles lueurs envieuses
festonnent les nues qui la bas se scindent a l'Est.
l
es bougies de la nuit sont éteintes et le joyeux matin
avance a petits pas sur les cretes vaporeuses.
je dois partir et vivre ou rester et mourir.

juliette:

c
ette lumiere la bas, ce n'est pas l'aube, je le sais,moi:
c'est quelques ores que le soleil exalte
pou
r etre cette nuit ton porteur de flambeau,
et eclairer les pas sur la route de Mantoue.
oui
reste encore un peu. nul besoin de partir.

Roméo:

q
u'on me prenne et qu'on me mette a mort,
cela m'est egal si tel est ton desir.
je dirai que ce gris la bas n'est pas l'oeil du matin,
ma
is le reflet du croissant de Cynthia au front pale.
E
t je ne dirai pas que c'est une alouette dont les notes frappent
la
voute du ciel la haut au dessus de nos tetes.
je
prefere rester, je ne veux plus partir.
Mo
rt, sois la bienvenue! c'est le voeu de Juliette.
comm
ent vas-tu mon ame? parlons il ne fait pas encore jour.

Juliette:

s
i, si, le jour se leve, pars, va-t'en, disparais!
o
ui, c'est bien l'alouette qui chante aussi faux
avec ses trilles rauques et ses aigus discordants.
on dit que l'alouette sait faire de doux accords,
c
e n'est pas vrai car elle sépare nos corps.
on dit que l'alouette et l'affreux crapaud ont echangé leur yeux;
o
h! que n'ont-ils aussi echan leurs voix, puisque cette voix
qui nous alarme nous arrache au bras l'un de l'autre
e
t te chasse d'ici avec cette fanfare pour chasseurs.
i
l fait de plus en plus clair, va-t'en a present.

Roméo:

p
lus le jour apparait, plus notre peine semble noire.

# Posté le samedi 08 novembre 2008 18:02

Modifié le samedi 08 novembre 2008 18:47